four banal

A l’époque féodale, le four banal* était une possession du seigneur qu’il mettait à disposition de l’ensemble des habitants moyennant une taxe appelée « le ban ». Les habitants étaient dans l’obligation d’utiliser le four banal et ne pouvaient en construire un autre. La raison principale en était la sécurité contre le feu, ce grand ennemi des temps passés, ou les incendies se propageait de maison en maison et ou la population n’avait pour l’éteindre que les seaux d’eau apportés de la fontaine. En contrepartie, le seigneur se devait d’entretenir le four et le chemin pour y accéder. 
Ces constructions essentielles étaient présentes dans chaque village. Durant les combats, les banalités étaient endommagées par les assaillants. Les réparations, longues ou inachevées privaient la seigneurie de ressources économiques et alimentaires.
Les différentes taxes, dont le ban, disparaîtront progressivement jusqu’à cesser d’exister après la révolution française. Les fours banaux deviendront des fours communaux mais leur utilisation perdurera plusieurs siècles.

*Banal, se disait des choses assujetties à une redevance au seigneur, pour l’usage public et obligatoire qu’on en faisait : moulin banal, four banal…

Une à deux fois par semaine, suivant le nombre d’habitants dans le hameau, le four était allumé 24H sur 24 h et les familles utilisaient « le temps de four » qui leur était attribué afin de cuire leur pain. En plus, c’était un lieu de rencontre très prisé, car la chaleur près du four était bénéfique à tous, en comparaison du climat hivernal extérieur.

Le fournier allumait le four avec des genêts séchés, divers branchages plus ou moins gros et de grosses bûches afin d’atteindre la température d’environ 250 degrés. Point de thermomètre, le fournier jette quelques brindilles sur la sole, si elles s’enflamment, il faut attendre, si elles grésillent en se consumant, la cuisson peut commencer après avoir dégagé les braises, nettoyé la sole et enfourné les futures tourtes. Le four est fermé par une petite porte en fer.

Les fours se ressemblent dans les hameaux et sont souvent une représentation réduite de l’habitat régional. Dotés d’un bâti trapu, aux murs épais surmontés d’un toit à deux pans, recouvert de lauzes, soutenu par une charpente de bois qui repose sur les murs en pierre. L’intérieur est composée de deux parties : le four et le fournil.

Dans le fournil on remarque l’imposante cheminée et des bancs en pierres destinés à recevoir les « paillassous », paniers ronds en paille tressée contenant la pâte avant la mise au four ; c’est un lieu très convivial où se retrouvent les gens du village.

Le four est composé d’une sole, la partie où l’on cuit le pain, formée de dalles de pierre ajustées et d’une armature sphérique, la voûte, en pierres parfaitement taillées qui tiennent par leur propre poids et recouvertes d’une épaisse couche de terre argileuse sur laquelle sont ajustées les lauzes épaisses.

Le four entre à nouveau en activité à l’occasion de la fête du pain, organisée en période estivale où chacun peut déguster le pain cuit à l’ancienne.
La fête du pain est organisée, depuis plus de 20 ans, par l’Association Chambon Murol événements, avec l’aide de la commune de Murol. Cette animation autour du pain à Groire est devenue un moment incontournable pour les habitants et vacanciers de la région. Durant toute la journée, plusieurs milliers de personnes profitent des nombreuses animations et de la qualité des produits proposés par des artisans de la région. Chaque année, le pain est cuit au feu de bois dans le four banal du village de Groire !

Sorties familiales

De multiples activités sportives, culturelles et récréatives pour tous

Un lac, des pâturages et des volcans au cœur du massif du Sancy

Patrimoine bâti

Un petit patrimoine caché autour du château et des églises de nos villages

Carte interactive

Géolocalisez-vous et découvrez les dessous de Murol